MAC II IAVEL.
BUOJSA PARTE.
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Un Prince doit encore semontrer ami généreux destalents, et honorer tous ceuxde ses sujets qui excellentdans un art quelconque (i).En conséquence, il doit ex-citer les citoyens à exercer
«J
paisiblement leur profession,soit dans le commerce , soitdans l’agriculture, soit danstout autre métier, et faire enSorte que , par la crainte dese voir enlever le fruit deleurs travaux , ils ne s’abs-tiennent point d’en enrichirson Etat , et que, par celledes impôts, ils ne soient pointdétournés d’ouvrir un nou-veau commerce ( 2 ). Enfin, ildoit préparer des récompen-ses pour quiconque veut faired utiles établissements , etpour quiconque songe , enquelque manière que ce soit,à étendre les ressources desa ville et de son État (3).
Son devoir est en outred’occuper ses peuplesdefêteset de spectacles (4) , dans lestemps de l’année où il con-
( 1 ) Multiplier les brevetsd’invention. R. C.
( 2 ) Les impôts n’effrayentjamais la cupidité mercantile.
R.C.
(3) À-t-on jamais multipliéces moyens-la autant que ie l’aifait ? R. L
(4) Les fêtes et les spectaclesde l’église ne pouvaient me ser-vir. Leur suppression est com-pensée bien plus avantageuse-ment pour moi, par la pompedéniés fêtes civiles. R. L