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Machiavel commenté par Non Buonaparte : manuscrit trouvé dans le carrosse de Buonaparte après la bataille de Mont-Saint-Jean, le 18 juin 1815 / [par Nicolas Machiavelli ; commenté par N. Buonaparte]
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MACHIAVEL. BÜONAP ARTE.

blables associations, commeil arriva aux Florentins quandle Pape et lEspagne allèrent,avec leurs armées réunies ,attaquer la Lombardie; alors,pour les raisons que jai dites,le Prince doit se joindre auxautres.

Quaucun État, au surplus,11e croye jamais pouvoir, enpareille circonstance, pren-dre un parti sûr (1) ; quilsonge , au contraire , quil11en peut prendre que dedouteux, parce quil est danslordre des choses que jamaison ne cherche à éviter un in-convénient sans tomber dansun autre (2). La prudenceconsiste à savoir connaîtreleur qualité respective , et àprendre pour bon le parti lemoins mauvais (a).

(1) On peut compter sur safortune. R. C.

(2) Il y en a toujours plus ,ou de plus graves dun côté (piede lautre. R. C.

(a) Machiavel dit ailleurs ( Ilist, L. 2 } que « celui qui attend queles événements lui amènent des facilités pour agir, nentreprend,jamais rien ; et sil entreprend quelque chose, son entreprise tournale plus souvent à son désavantage ».Le célébré moine Paolo Sarpidisait : « Jai observé dans toutes les affaires de ce monde , que rien neprécipite plutôt dans le péril, que le trop grand soin de sen éloigner ,et que le trop de prudence dégénère ordinairement en imprudence *