266 MACHIAVEL.
de mes réflexions à cet égard,est que tant de choses me pa-raissent concourir en Italie àj’avantage d’un Prince nou-veau , que je ne sais pas s’il yaura jamais un temps plusconvenable pour cette entre-prise (i).
Si, comme je l’ai dit, ilétait nécessaire que le peupled’Israël fût esclave en Egypte,pour que la valeur de Moïseeût l'occasion de se manifes-ter ; que les Perses fussentopprimés parlesMèdes, pourque nous connussions la gran-deur et le courage de Cyrus ;que les Athéniens fussent dis-persés , pour que Thésée pûtfaire connaître sa supériorité:de même, pour qu’on fût au-jourd’hui dans le cas d’ap-précier toute la valeur d’uneâme italienne , il fallait quel'Italie se trouvât amenéeau point misérable où elle estmaintenait ; qu’elle fût plusesclave que ne l’étaient lesHébreux, plus asservie queles Perses, plusdispersée queles Athéniens. Il fallait que,
r. coxa rAP.TE.suite dans les actes de valeurmartiale. G.
(i) Le temps présent estcertes Lien plus propice, puis-que le contre-coup de la révo-lution française en Italiey a déjàproduit une commotion de bou-leversement politique, et la fer-mentation des esprits. G.