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Machiavel commenté par Non Buonaparte : manuscrit trouvé dans le carrosse de Buonaparte après la bataille de Mont-Saint-Jean, le 18 juin 1815 / [par Nicolas Machiavelli ; commenté par N. Buonaparte]
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de mes réflexions à cet égard,est que tant de choses me pa-raissent concourir en Italie àjavantage dun Prince nou-veau , que je ne sais pas sil yaura jamais un temps plusconvenable pour cette entre-prise (i).

Si, comme je lai dit, ilétait nécessaire que le peupledIsraël fût esclave en Egypte,pour que la valeur de Moïseeût l'occasion de se manifes-ter ; que les Perses fussentopprimés parlesMèdes, pourque nous connussions la gran-deur et le courage de Cyrus ;que les Athéniens fussent dis-persés , pour que Thésée pûtfaire connaître sa supériorité:de même, pour quon fût au-jourdhui dans le cas dap-précier toute la valeur duneâme italienne , il fallait quel'Italie se trouvât amenéeau point misérable elle estmaintenait ; quelle fût plusesclave que ne létaient lesHébreux, plus asservie queles Perses, plusdispersée queles Athéniens. Il fallait que,

r. coxa rAP.TE.suite dans les actes de valeurmartiale. G.

(i) Le temps présent estcertes Lien plus propice, puis-que le contre-coup de la révo-lution française en Italiey a déjàproduit une commotion de bou-leversement politique, et la fer-mentation des esprits. G.