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MACHIAVEL.
sans chef, sans institutions ,elle eût été vaincue, dé-pouillée , déchirée, conquiseet ravagée ; en un mot qu’elleeûtsoufïertdesruinesde touteespèce (i).
Quoique dans les tempspassés jusqu’à ce jour , on aitaperçu dans tel et tel hommequelqu’indice d’inspiration ,qui pouvait le faire croiredestiné par Dieu pour la ré-demption de l’Italie ( 2 ), néan-moins ensuite ou a vu commedans sesactionsles plus subli-mes , il était réprouvé par laFortune jensorte que l’Italie ,restée presque sans vie, at-tend encore un Sauveur qui laguérisse de ses blessures,mette fin aux déchirementset aux sacs de la Lombardie,aux pillages et aux massacresdu Royaume de Naples ; unhomme enfin qni guérisse l’I-talie de ses plaies , depuislong - temps invétérées (5).On la voit prier Dieu de luienvoyer quelqu’un qui la ra-chète des cruautés et des ou-rages que lui ont faits les 13ar-
(1 ) La mettre dans la mêmesituation pour la relever ensuitesous un sceptre unique. G.
( 2 ) Autant que moi ? Non.
G.
(3) Me voici : mais il fautauparavant , pour la sauver .toutefois à mon profit. porterle 1er et le feu dans ses plaies.
G.