BUONAPARTE.
370 MACHIAVEL.
tre grandeur ; le reste doitêtre votre ouvrage (1). Dieune veut pas tout faire , pourne pas nous priver de l’usagede notre libre arbitre, et nousenlever une partie de la gloirequi nous en reviendra (2).
Ce n’est pas merveille quejusqu’à présent aucun des Ita-liens que j’ai cités, n’ait étécapable de faire ce qu’on peutespérer de votre illustre mai-son. Si, dans les nombreusesrévolutions de l’Italie , et entant de manoeuvres guerriè-res, il a toujours semblé quel’ancienne vertu militaire desItaliens fût éteinte, cela ve-nait de ce que leurs institu-tions militaires n’étaient pointbonnes, et de ce qu’il n'yavait personne qui sût en in-venter de nouvelles ( 3 ). Rienne fait tant d’honneur à unhomme nouvellement élevé,que les nouvelles lois , lesnouvelles institutions, imagi-nées par lui ( 4 ). Quand ellessont faites sur de bons fon-dements , et qu’elles ont enelles-mêmes de la grandeur,
(1) Il le sera. R. C.
(2) On voit que Machiavelvoulait en avoir sa part : je lalui donne, car il m’a bien servi.
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( 3 ) Avec les miennes déjàsi glorieusement éprouvées enFrance , et qu’ils auront, toutsuccès est infaillible. R. C.
(2) Ma tactique est de moninvention ; et tous les potentatsde l’Europe se sont inclinés de-vant elle. R. I.