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Machiavel commenté par Non Buonaparte : manuscrit trouvé dans le carrosse de Buonaparte après la bataille de Mont-Saint-Jean, le 18 juin 1815 / [par Nicolas Machiavelli ; commenté par N. Buonaparte]
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MACHIAVEL.

BDONAPÀRTE. 271

elles le rendent digne de res-pect et d'admiration (1).

Or, en Italie, il ne manquerien de ce quil faut pour yintroduire de nouvelles for-mes en tout genre (2). On ya une grande valeur, qui, lorsmême quelle manquerait auxchefs, resterait très-éminentedans les membres. Voyezcomme, dans les duels et lescombats dun petit nombre ,les Italiens se montrent supé-rieurs en force, en adresse eten géuie ( 5 ) ! Sils ne sem-blent point tels dans les ar-mées , la faiblesse de leurschefs en est la cause unique,parce que ceux qui la connais-sent ne veulent point obéir ,et que chacun croit la con-naître. Il ny a eu en effet,jusquà ce jour, aucun hommequi se soit rendu assez su-blime par sa valeur, et par safortune , pour que les autreslui cédassent volontiers (4).De vient que, pendant unsi long espace de temps, etdans une si grande quantitéde guerres, faites durant les

( 1 ) Les miennes ont reçu detoute lEurope ce double hom-mage. R. I.

(2 ) Encourageant, et très-vrai.

G.

(3) Et moi aussi, je suis Ita-lien ! mes rivaux ne sont quedes Français. G.

(4 ) H nétait donné quaudix-huitième siècle de produirecet homme jusqualors introu-vable. G.