MACHIAVEL.
BDONAPÀRTE. 271
elles le rendent digne de res-pect et d'admiration (1).
Or, en Italie, il ne manquerien de ce qu’il faut pour yintroduire de nouvelles for-mes en tout genre (2). On ya une grande valeur, qui, lorsmême qu’elle manquerait auxchefs, resterait très-éminentedans les membres. Voyezcomme, dans les duels et lescombats d’un petit nombre ,les Italiens se montrent supé-rieurs en force, en adresse eten géuie ( 5 ) ! S’ils ne sem-blent point tels dans les ar-mées , la faiblesse de leurschefs en est la cause unique,parce que ceux qui la connais-sent ne veulent point obéir ,et que chacun croit la con-naître. Il n’y a eu en effet,jusqu’à ce jour, aucun hommequi se soit rendu assez su-blime par sa valeur, et par safortune , pour que les autreslui cédassent volontiers (4).De là vient que, pendant unsi long espace de temps, etdans une si grande quantitéde guerres, faites durant les
( 1 ) Les miennes ont reçu detoute l’Europe ce double hom-mage. R. I.
(2 ) Encourageant, et très-vrai.
G.
(3) Et moi aussi, je suis Ita-lien ! mes rivaux ne sont quedes Français. G.
(4 ) H n’était donné qu’audix-huitième siècle de produirecet homme jusqu’alors introu-vable. G.