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Quoique l’infanterie suisseet l’infanterie espagnole soientregardées comme terribles ,elles ont néanmoins l’une etl’autre un grand défaut, à rai-son duquel un troisième or-dre de milice pourrait nonseulement leur résister , maisencore avoir la confiance deles vaincre (i). Les Espagnolsne peuventsoulenir les assautsdelà cavalerie ; et les Suissesdoivent avoir peur des fan-tassins , quand ils en rencon-trent qui combattent avec au-tant d’obstination qu’eux.C’est pour cela qu’on a vu etqu’on verra par expérience ,que les Espagnols ne peuventtenir contre les efforts d’unecavalerie française , et queles Suisses sont écrasés parune inlauterie espagnole (2).Quoique l’on n’ait pas fait enentier l’épreuve de cette der-nière vérité, cependant onen a vu quelque chose dansla bataille de Ravennc ( a ),
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( 1 ) Pitoyable usage, que lapoudre 'a canon a fait oublier.Ces prétendus maîtres de l’artmilitaire , n’étaient que des en-fans. G,
(2) Ce doit être encore demême aujourd’hui; je m’arran-gerai en conséquence, quand ilen sera temps. G.
(a) Cette bataille, qui eut lieu le 11 avril i5i2, est tristementmémorable pour la France , quoiqu’elle y ait été victorieuse , puis-qu’elle perdit eu cette occasion le vainqueur lui - même , je veux
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