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§ ni.
Quand un Etat monarchique a bien commencé, unP rince faible peut s’y maintenir; mais il n’est aucunroyaume qui puisse se soutenir quand le succes-seur de ce Prince est aussi aible que lui (C. 19du L. 1.).
Et considérant la vertu et la manière de procéderqu’eurent Romulus , Numa et Tullus , ces trois pre-miers rois de Rome , on voit quel sort extrêmementheureux cette ville eut sous ces monarques, dont lepremier fut belliqueux et brutal , le second paisibleet religieux, et le troisième, égal à Romulus parsa férocité, plus amateur de la guerre que de la paix.Il était nécessaire pour Rome, dans ses premierscommencements , qu’après Romulus , elle eut unhomme comme ^ T uma, q»i fût capable d’y intro-duire la civilisation ; mais il devint ensuite tout aussinécessaire que les> autres Rois eussent la valeur deRomulus , sans quoi cette ville serait devenue effé-minée et aurait été la proie de ses voisins (1).
Cedi donne l’occasion de faire observer que lesuccesseur d’un prince valeureux , quoiqu’il n’ait pasautant de bravoure que lui, peut maintenir son étatpar Feffdt encore subsistant de celle du roi quil’a précédé (2). Il jouit du fruit de ses fatigues;
(1) Entretenir toujours l’ardeur guerrière dans mes Etats. G-(?) Rassurant pour les destinées de inon ûls. R. I.