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louange : si le soldat Français vole tout ce qu’il voit,c’est pour manger , dépenser mal à propos ce qu'il apris , et même pour s’eu divertir avec celui à qui il l’apris. Les Espagnols au contraire cachent et empor-tent ce qu’ils ont volé , tellement qu’on n’en voitjamais plus rien. Au reste les peuples de France sontsoumis et très-obéissants à leur Roi qu’ils ont engrande vénération (i).
S xiv.
Traits de la 'vie de Castruccio Castracani, Seigneurde Lucques ( Fragments).
Dans une terrible bataille que Castruccio-Castra-cani soutenait contre les Florentins, voyant qu’elleavait assez duré pour qu’ils fussent aussi las que l’é-taient ses propres troupes , il fit avancer mille fantas-sins derrière les siens qui combattaient encore, etordonna à ceux d’entre ceux-ci qui étaient le plus enavant, de s’ouvrir et de faire un mouvement de con-version, les uns à droite et les autres à gauche, commes’ils se retiraient (a). Cette manoeuvre laissa aux Flo-rentins la facilité de s’avancer et de gagner unpeu deterrain. Mais les cinq mille hommes de troupes fraî-ches de Castruccio étant venus aux mains avec lesennemisdéjà très-fatigués, ceux-ci ne résistèrent pas,et furent jettés dans le lleuve.
(1) Il y a dans tout ceci plus à louer qu’à blâmer. Il ne s’agitque de tourner à son propre avantage ce qu’il peut y avoir deblâmable chez eux. R. C.
(2) Excellente lactique de mes armées de réserve. G.