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Castruccio avait coutume de dire que les hommesdoivent tout tenter, et ne s’effrayer de rien; que Dieuest ami des hommes courageux, puisque l’on voit quetoujours il châtie les faibles par les forts (x).
U fit mourir un citoyen de Lucques, qui avait con-tribué à son élévation ; et comme on lui repro-chait d’avoir tué un de ses anciens amis , il réponditqu’on était daus l’erreur, parce qu’il n’avait tué qu’unnouvel ennemi (2).
(1) Quand on se croit le plus fort, on est sûr d’avoir Dieupour soi; et les peuples n’en doutent plus, quand on est resté lomaître. R. C.
(2) Sont-ils autre chose la plupart de ceux qui ont servi à monélévation ? Un prince doit ne connaître que l’ami du moment,celui qui peut lui être utile, et laisser tout souvenir de sensibi-lité devant le danger présent ou futur. R. C.