. ( 3a 7 )
les bonnes armes ont obtenu des victoires , et queces victoires ont procuré du repos et de la tranquil-lité , la vertu des guerriers peut se corrompre dansle loisir plus honnête de la culture des lettres ; et lafuneste oisiveté ne saurait s’introduire sous un masqueplus trompeur et plus séduisant que celui-ci dans lescités bien ordonnées (a).
§ V.
De quelle manière un gouvernement doit se con-duire envers les gouvernements étrangers.
La modestie ne désarme jamais un ennemi : ellele rend au contraire plus insolent ; et il vaut peut-êtremieux se voir enlever quelque chose par la force quepar la crainte de la force (b\
S’il ne convient pas d'adhérer par crainte aux de-mandes des étrangers, il convient de s’y prêter parjustice , et de faire alors avec la plus grande exacti-tude et le soinle plus scrupuleux , ce que veutl’équité.Jamais il ne faut négliger de réparer et de venger lesinsultes faites aux étrangers , quand ils s’en plaignent(c). On ne doit jamais abuser de la victoire de peur
(a) Mente di un uomo di stato. L. i5 ; et Discorsi sonra Ti-to-Livio. L. i. c.Q —Ici, l’on retrouve le germe de ce qu’il y a deplus spécieux dans le fameux discours de J. J. Rousseau , contreles sciences, les lettres et les arts.
(b) Discorsi sopra Tito-Liyio : L. u. c. i4.
(c) Ibid., Ibid.