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Les fontaines de Paris : anciennes et nouvelles / par Amaury Duval
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INTRODUCTION.

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campagnes, se trouvèrent compris dans ses murs, il fallut bien qu’ils parta-geassent avec le public les eaux dont auparavant ils jouissaient exclusivement.Peu-à-peu, soit par acquisition ou autrement, la ville de Paris se trouva pro-priétaire des aqueducs du Pré-Saint-Gervais et de Belleville , et fit à son gréla distribution de leurs eaux.

L’aqueduc de Belleville est d’une très-bonne construction : mais comme iln’a rien de pittoresque, on n’a pas cru devoir le présenter ici gravé ; on s’estcontenté d’offrir un regard qui est à Belleville , et qui a la forme d’un petitpavillon carré terminé en obélisque (Planche I). Dans un autre regard (celui dela lanterne ), on lit une inscription qui apprend qu’en i/py il fut fait des répa-rations à l’aquéduc. Ainsi il avait été probablement construit plusieurs sièclesauparavant. On se tromperait peu en lui donnant huit à neuf siècles d’existence.

Ces deux aquéducs alimentèrent, seuls, pendant long-temps, le peu de fon-taines qui se trouvaient sur la rive droite de la Seine ; la rive gauche manquaitabsolument de fontaines. Henri IV , en i6oq, paraît avoir eu le projet de réta-blir l’ancien aquéduc d’Arcueil pour donner de l’eau aux quartiers de la partieméridionale de Paris. On fit dans la plaine de Rungis quelques recherchespour découvrir les conduites antiques.

Mais on sentit bientôt que, pour amener les eaux de Rungis , il valaitmieux construire un nouvel aquéduc; et l’on entreprit, seulement en i6i3,sous la régence de Marie de Médicis , le monument que nous voyons aujour-d’hui. C’est sur les dessins de Jacques de Brosse , architecte , qu’il a étéexécuté : et ce bel ouvrage fait honneur à son goût, à ses talents. Il ne futachevé que onze ans après, c’est-à-dire, en iya4-

La partie dé l’aquéduc gravée dans la planche I, est celle que l’on voitentre deux collines dans le village même d’Arcueil . Près des arcades quicomposent cette partie d’aquéduc, sont de grands et assez beaux restes del’aquéduc antique.

Sur la même planche on a placé le Château-d’Eau des eaux d’Arcueil prèsde l’Observatoire. Ce bâtiment n’a rien de remarquable : mais c'est dans ceréservoir que sont reçues les eaux de l’aquéduc, pour être ensuite distribuéesaux diverses fontaines quelles alimentent ; il devait donc accompagner la gra-vure de l’aquéduc qui y verse ses eaux.

MACHINES HYDRAULIQUES.

Quelques années avant l’exécution du nouvel aquéduc d’Arcueil, la machineque Ion voit encore sur le Pont-Neuf, avait été établie par Henri IV .

Leau que fournissaient les aquéducs du Pré-Saint-Gervais et de Belleville ,ne suffisait pas aux besoins d’une cité qui s’étendait toujours de plus en plus.

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