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xij INTRODUCTION.
reste, les lecteurs en trouveront une critique raisonnée dans les differentsarticles où nous en donnerons la description.
Mais nous avons pensé qu’ils verraient ici avec quelque intérêt, dans unplan général, la position qu’occupent sur le sol de Paris toutes ces fontaines,tant anciennes que nouvelles; un plan qui contînt également l’indication deseaux qui les alimentent. Ce plan est gravé dans notre Planche V (i).
S’il est peu de fontaines dans Paris que l’on puisse admirer, peut-être n’enfaut-il pas faire un crime à nos artistes. Ils ne pouvaient disposer que dequelques lignes d’eau ; et, pour faire un vrai monument, il leur eût fallu unesource abondante, presque un fleuve. Mais alors il ne fallait point de cesfabriques magnifiques , de ces naïades, de ces eaux de marbre , etc., c’estcacher des haillons sous un habit doré.
Enfin, Paris peut voir aujourd’hui, dans deux fontaines tout récemmentterminées, ce que doivent être ces espèces de monuments. Celle de la place des Vosges , et sur-tout le château-d’eau du boulevard Bondy, ont vraiment le carac-tère convenable. Les eaux y coulent en abondance, y tombent en cascades.
Mais je ne dois point anticiper sur les descriptions plus complètes qu’on entrouvera dans cet ouvrage.
Ces deux fontaines sont alimentées par le canal de l’Ourcq. Et à combiende places, de jardins, de palais, d’établissements publics, ne doit-il pas pro-diguer le bienfait de ses eaux ! On en pourra juger par le plan que nousmettons sous les yeux des lecteurs (Planche VI), et où l’on peut voir tracésles aquéducs qui dérivent du grand bassin, les grandes conduites par lesquellesces eaux circuleront sur un grand espace. A l’aide de ce plan, on pourraacquérir la certitude qu’il n’est presque pas un emplacement dans Paris quine pût être arrosé par les produits du canal de l’Ourcq.
Reconnaissance éternelle au Génie bienfaisant qui, non content d’embellirla grande cité par des monuments qui attesteront à la postérité la gloire dupeuple français , la couvre encore d’établissements utiles, s’occupe de tout cequi peut contribuer à l’aisance, à la santé de ses habitants ! Un seul monarquea plus fait pour cette ville, en dix années, que tous les rois ses prédécesseursen dix siècles. Les travaux entrepris, exécutés par ses ordres, lui mériterontles actions de grâces de nos neveux, quand ses exploits militaires n’obtien-dront d’eux que de l’admiration.
(i) M. Girard, directeur général du canal de l’Ourcq, a eu l’extrême complaisance de nouscommuniquer ce plan.