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Les fontaines de Paris : anciennes et nouvelles / par Amaury Duval
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ao FONTAINE DITE DU MARCHÉ-AUX-CHEVAUX.été plus commode, plus convenable. Par ce moyen, on aurait pu abreuverà-la-fois à cette fontaine plusieurs chevaux, sans gêner la circulation conti-nuelle des citoyens que les besoins domestiques appellent à puiser de leau.Au reste, cette observation critique est peut-être la seule quon puisse sepermettre sur ce monument, qui, si lon plantait derrière quelques massifsdarbres, deviendrait lun des plus pittoresques, comme il est déjà lun desmieux conçus.

Le Marché-aux-Chevaux, qui a donné son surnom à cette fontaine, se tenaitencore en 1687 dans une partie de lemplacement quoccupent les rues Gaillon ,dAntin et des Petits-Champs. Plus tard il fut transporté sur le terrain nousle voyons encore aujourdhui ; mais pendant long-temps ce terrain resta vagueet non circonscrit. On doit à M. de Sartines dy avoir fait observer de bonsréglements de police, et de lavoir fait planter darbres. Ces travaux furentexécutés en 1760; avant ce temps, le Marché-aux-Chevaux était impraticablependant la mauvaise saison.

On ne saurait trop rendre raison du motif qui a fait appeler cette fontaine,fontaine du Marché-aux-Chevaux, plutôt que fontaine du Jardin des Plantes ;outre que ce dernier surnom eût été plus noble, il semble mieux convenirencore en ce que ce monument est situé à lextrémité de la rue du Jardin des Plantes , elle sert de point de vue, tandis quil ne laisse point dêtre assezéloigné du Marché-aux-Chevaux.

Cette fontaine est alimentée par les eaux réunies de la pompe Notre-Dame ,et de celle du Gros - Caillou.