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Les fontaines de Paris : anciennes et nouvelles / par Amaury Duval
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FONTAINE DE L’ÉCOLE DE MÉDECINE.

Planche X.

T j f . bâtiment de l’Ecole de Médecine, élevé, en iy 44 ■> sur l’emplacement del’ancien hôtel de Bourgogne, passe généralement pour le chef-d’œuvre du siècledernier ; c’est au moins celui qui offre le moins de traces du style faux etmaniéré dont tous les édifices de ce temps portent l’empreinte. Quoiqu’onpuisse en trouver l’ordonnance trop théâtrale, on ne saurait disconvenir queles masses en sont bien balancées entre elles, que les lignes en sont grandes,et que les ordres employés à sa décoration ne sont point surchargés d’orne-ments étrangers et superflus. Dans l’histoire des arts, ce monument, ainsi quel’église de Sainte-Geneviève, serviront par la suite à marquer le passage dugoût affecté de l’ancienne école, au goût sévère de la nouvelle, et M. Gondoin partagera avec Soufïlot, la gloire d’avoir contribué à cette révolution en archi-tecture.

Long-temps l’École de Médecine se trouva comme enterrée dans une rueétroite, d’où, faute de reculée, on ne pouvait appercevoir l’effet de son ensem-ble. La place qu’on voit aujourd’hui est prise sur le terrain qu’occupait l’églisedes Cordeliers, et quelques maisons voisines, que l’on a démolies tout récem-ment. Bientôt elle sera décorée de bâtiments symétriques qui se lieront à lafontaine déjà élevée dans l’axe de la porte principale de l’École de Médecine.

Cette fontaine, comme on peut le voir dans notre planche X, se composede quatre colonnes d’ordre dorique canelé, formant trois entrecolonnements,et couronné d’un entablement, derrière lequel est placé un réservoir, d’où l’eautombe en nappe dans une large piscine semi-circulaire.

Si l’on considère cette fontaine comme un édifice d’utilité publique, rien nesaurait être plus mal imaginé. L’eau qui jaillit continuellement, et qui, par lahauteur de sa chûte, tombe en pluie, en rend l’approche très-incommode.Comment ensuite y recueillir l’eau, à moins d’y puiser dans le récipient même,

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X.