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Les fontaines de Paris : anciennes et nouvelles / par Amaury Duval
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FONTAINE DE BIRAGUE. 67

« ont fait ériger cette fontaine; heureux si Louis porte le sceptre aussi long-ée temps que coulera cette onde. »

2° ANTE HABUIT RAROS , HABET URBS NUNC MILLECANALES

DITIOR ; HOS SUMPTUS OPPIDA LONGA BIBANT.

(c Naguère Paris ne possédait que peu de canaux; devenu plus riche, il en a« mille aujourdhui. Une telle abondance était nécessaire pour une cité quice semble en réunir plusieurs. »

3° EBIBE QUEM FUNDIT PURUM CATHARINA LIQUOREM ;

FONTEM AT VIRGINEUM NON NISI PURUS' ADI.

« Buvez cette eau pure qu’épanche ici Sainte-Catherine (1), mais ne vous« présentez à cette fontaine virginale qu’avec un cœur pur. (2) 3)

4° NAÏAS EXCISIS MALE TÜTA RECESSERAT ANTRIS;

SED NOTAM SEQUITUR, VIX REPARATA , VIAM.

cc La Naïade n’étant plus en sûreté dans cet antre qui tombait en ruines,« l’avait abandonné ; à peine a-t-on réparé son asyie, elle reprend sa routea accoutumée ( 3 ). )>

5° CIVIBUS HINC UT VOLVAT OPES, NOVA MUNERA, LARGAS

NYMPHA, SUPERNE FONS ÜESINIT IN FLUVIUM.

a Pour prodiguer aux citoyens des bienfaits de toute espèce, la nymphe de« ces lieux, de fontaine qu’elle est, se termine en fleuve (4). »

(1) La fontaine de Birague s’appelait aussi quelquefois Fontaine de Sainte - Catherine , àcause de sa proximité de la rue Culture-Sainte-Catherine. C’est à ce surnom que l’auteur faitallusion.

(a) M. Dubos, notaire à Paris , qui est mort l’année dernière, jeune encore, employait sesloisirs à faire des inscriptions pour les principaux monuments de Paris , ou à traduire cellesqui les avaient autrefois décorés. Voici comme il a rendu le distique : Ebibe quem fuiidit , etc.

« Une vierge a créé cette source féconde ;

« Passant, pour l’aborder, sois pur comme son onde. »

V. Inscriptions françaises et latines, par P. Ant. Rom. Dubos. Paris , 1810, in-4°, pag. 65.

(3) Ce distique avait pour objet de rappeler la seconde inscription que nous avons rapportéeet qui se trouvait détruite par la reconstruction de la fontaine.

(4) Cette inscription, comme toutes les autres, est assez insignifiante. Dans le dernier vers,le poète, plus occupé de l’expression que de la pensée, ne paraît avoir eu d’autre intentionque d’imiter ce vers si connu d’Horace :

Desinat in piscem mulier formosa, superne.

Art. foet. vçrs. 4-