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Les fontaines de Paris : anciennes et nouvelles / par Amaury Duval
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70
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70 FONTAINE DE LA POINTE-SAINT-EUSTACHE.

SAXEUS AGGER ERAM , FICTI MODO FONTIS IMAGO ;

VIVA MIHI LATICIS MIRO FLUENTA DEDIT.

« Je n’étais qu’un amas de pierres, et je n’avais d’une fontaine que l’appa-« rence : Miron me donna une source d’eau vive. »

Cette seconde fontaine n’o ccupait pas le même endroit que la fontaine nou-velle , objet de cette notice. Elle était située vers le milieu de cette partie desHalles, assez près du Pilori, lieu de supplice, qu’on abattit peu avant la révo-lution.

Celle-ci est, comme nous l’avons déjà dit, placée à la pointe que formel’extrémité des maisons de la rue Montorgueil et de la rue Montmartre. Elle estadossée à ces bâtiments, et offre un avant-corps de peu de saillie et d’éléva-tion, dont l’ensemble se compose d’une niche elliptique, renfermée dans despieds-droits, ornée de bossages vermiculés, alternatifs, et surmontée d’unfronton triangulaire, dans le tympan duquel est sculpté un aigle. La nicheest décorée, dans le haut, d’une tête de Faune, qui jette de l’eau dans uneconque, d’où elle retombe dans un vase de forme lourde , et s’en échappepar deux têtes de Chimères, animaux qui servent de pied à ce vase, pourcouler enfin dans une cuvette de forme semi-circulaire.

Cette fontaine, que des gens de goût ont déjà vivement critiquée dans lesjournaux, fait partie de celles qui ont été ordonnées en 1806. Elle est de lacomposition de M. Bralle, ingénieur-hydraulique de Paris : la sculpture est deM.. Beauvallet.

Une partie des eaux de la pompe de Chaillot et de la pompe Notre-Dame ,s’y réunissent pour l’alimenter.