FONTAINES DU MARCHÉ AUX FLEURS,
DU CHAUDRON, ET DU PONCEAU.
Planche LVIL
FONTAINE DU MARCHÉ AUX FLEURS.
Le Marché aux Fleurs se tenait encore, il y a peu d’années, sur le quai dela Mégisserie, autrement dit le quai de la Féraille. L’emplacement qu’il occupeaujourd’hui se trouvait alors encombré de maisons, qui se prolongeaient jusquesur le bord de la rivière. Peu de temps après la bataille de Marengo, l’on dé-créta qu’un quai serait établi en continuation du quai de l’Horloge , depuis lePont-au-Change jusqu’au Pont Notre-Dame , et qu’il serait appelé quai Desaix,du nom d’un brave général tué dans cette bataille mémorable. Pour consacrerle souvenir de cet établissement, on frappa une médaille.
Plus tard, on songea à former , parallèlement à ce quai, un emplacementdu double environ de sa largeur, où, deux fois par semaine ( le mercredi etle samedi ) , les jardiniers fleuristes de Paris viennent vendre les produits deleurs cultures. Ce marché, divisé par des bornes et planté de plusieurs rangéesd’arbres, est orné de deux fontaines, semblables à celle qui est gravée dans notreplanche LVII, sinon qu’au lieu de s’échapper d’une vasque élevée au-dessus dubassin, l’eau jaillit du milieu de la cuvette par une espèce de pomme d’arro-soir. Ces fontaines entretiennent la fraîcheur dans ce marché, et fournissentabondamment aux fleuristes l’eau nécessaire pour l’arrosement de leurs plantes.La disposition en est simple, et c’est ce qui convenait le mieux pour le petitespace où ces deux fontaines se trouvent resserrées. Sans doute on exécuteraen entier le projet de M. Molinos, en ajoutant à chaque bassin la vasque quidevait le décorer, et d’où l’eau retombera en nappe dans le récipient principal.
Cette fontaine est alimentée par la pompe du Pont Notre-Dame .
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