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FONTAINE DU CHAUDRON.
FONTAINE OU REGARD DU CHAUDRON.
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Placé à l'angle que forment les routes de Flandres et d’Allemagne , versl’extrémité du faubourg'Saint - Laurent, ce regard fournissait de l’eau dansl’endroit le plus reculé de ce quartier, long-temps avant qu’il fût question d’yamener une partie de la rivière de l’Ourcq . On doit son établissement auxsoins d’un simple particulier de la Villette, nommé Joseph Chaudron. Ce futlui qui, en 1718, fit construire ce regard à ses frais, et hors de sa maison ,pour la commodité des habitants. La tradition orale semble avoir voulu sauverde l’oubli le nom du fondateur, en conservant à cette fontaine le nom de Regarddu Chaudron.
Un petit corps de bâtiment carré, adossé par un de ses côtés à des maisonsparticulières, et recouvert en dalles de pierre en forme de toiture, telle est ladisposition de ce regard, qui n’est embelli par aucun ornement étranger. Ducôté de la rue du Faubourg Saint-Martin, au moyen d’une clé, un petitrobinet laisse couler l’eau sur une dalle de pierre placée en avant. Cette eauprovient des sources du Nord.
FONTAINE DE LA RUE DES ÉGOUTS OU DU PONCEAU.La rue où cette fontaine est située porte d’un côté le nom de la rue des
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Egoûts et à l’opposé celui de rue du Ponceau ; elle tire l’un et l’autre de l’égoûtqui y passe, et qui fut couvert en i6o5, et cfu petit pont, ou poncel, ouponceau, qui servait à traverser cet égoût. Cette rue, qui d’un côté commenceà la rue Saint-Denis et se termine à la rue Saint-Martin, forme vers le milieuun double coude. C’est à celui qui fait face à la rue Saint-Martin qu’on a placéla fontaine gravée dans notre planche LVII. Elle se compose d’un hémicycleadossé à un mur; au milieu s’élève un jet d’eau qui retombe dans une cuvetteplacée plus bas, et de-là dans un bassin inférieur, où l’on peut venir la puiser.
Cette fontaine, qui s’alimente des eaux de l’Ourcq , est de la compositionde M. Girard.