44 traité dès grandes opérations militaires.
Prise de Glatz.
ISous avons déjà dit que Laudon, après la des-truction du corps de Fouquet, ne conçut au-cune opération Hardie, et que devant Glatz mêmeinvesti depuis long-temps, on n’ouvrit la tranchéequ’un mois après. Cette inaction est d’autant plusblâmable , que , dès le 26 juin, le général Stampaétait parti de la grande armée avec un renfort,et que le corps de Beck devait aussi rejoindrel’armée de Laudon. Avec des forces aussi consi-dérables, on aurait pu couvrir le siège contrel’armée du prince Henri, ou même opérer vigou-reusement contre le roi, de concert avec Daun.
Aux mouvemens précurseurs de la marchedu roi en Silésie, Daim lut déconcerté; et lescraintes pusillanimes qui l’assiégeaient, le por-tèrent à laisser Laudon en observation à Landshu t,et à le diriger ensuite sur le Bober pour s’empa-rer des communications de Breslau. Le 5 juil-let , ce général campa vers Lalin, où il apprit queDaun se trouvait à Bautzen, et que le roi était enroute pour la Silésie; alors il se hâta de gagnerpar une marche forcée les hauteurs de Hoclikirch(à deux lieues de Lignitz), où il craignait queFrédéric ne le prévînt. Le maréchal campa le