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Tome troisème.
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CHAPITRE XXII. 45

Hi me jour à Ottendorf; Laudon alla s'aboucheravec lui, et le siège de Glatz fut enfin x'ésolu.

corps resta à Hoclikirch pour le couvrir, ladivision de blocus renforcée de 12 bataillons et 5escadrons, passa sous le commandement du gé-néral Harscb.

L’artillerie arriva d’Olmulz le 16, et la tran-chée fut ouverte le 21. Laudon se rendit lui-même,le a5, au corps de siège, et fit jouer les batteriesle lendemain. La lenteur des Autrichiens futréparée par la négligence des Prussiens. Les ve-dettes des assiégeans ayant occupé une flècheabandonnée, crurent s’apercevoir qu’il n’y avaitpas de garde dans le chemin couvert, s’y glissè-rent et trouvèrent les sentinelles endormies.Laudon y envoya aussitôt trois .bataillons quimirent en déroute ceux qui le gardaient , etpénétrèrent avec eux dans la vieille ville, sansque l’officier qui y commandait en eût connais-sance. La nouvelle forteresse aurait bien pu sedéfendre encore, mais le colonel Oo la rendit,sans capitulation. Ainsi tomba cette importanteclef de la Silésie. Frédéric, dans ses oeuvres,assure que Laudon avait su s’y ménager desintelligences par le moyen du clergé catholique,et surtout des Jésuites, ennemis jurés du nomprussien. Quoi qu’il en soit, cet événement l’undes plus singuliers des annales militaires, pro-