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Tome troisème.
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84 TRAITÉ DES GRANDES OPÉRATIONS MILITAIRES.

dernier parti, comme moins chanceux. A ceteffet il marcha, le 11, avec l’armée, par ligneset par la droite, afin de tourner la gauche deDaun par la route de Strigau, sur Bolckenhain etLandshut. Mais cette guerre ne pouvait le menerà rien. Daun était son égal dans ce genre de tacti-que; personne, mieux que lui, ne disputait unpays rempli de fortes positions.

Le maréchal et Laudon, instruits à temps, dé-jouèrent ce projet en prévenant les Prussiens àReichenau; le roi convaincu de l’impossibilitéd’employer la force pour les déloger, prit le partide rester en position jusqu’au 16, et de revenir parsa gauche en défilant devant le front de l’ennemi,pour tenter la même manœuvre sur son extrêmedroite. Daun lui opposa le même obstacle, enportant vivement ses réserves de grenadiers surles hauteurs de Kunzendorf, et en les suivant deprès avec toute son armée. Déjoué, de rechef, leroi prit la résolution de s’ouvrir une route, versles défilés, par Buckendorf et Hohengiersdorf; etafin que l’ennemi ne pût l’y prévenir, il s’y porta,sans s’arrêter, avec l’avant-garde. Ce mouvementprécipité occasionna un intervalle dans les batail-lons, dont les grenadiers à cheval ennemis profi-tèrent avec audace : ils chargèrent le régiment deBernbourg, et prirent une grosse batterie ; maisles bataillons voisins s’étant formés, firent payercher cette tentative, en fournissant un feu nourri