CHAPITRE XXIV. 85
sur cette cavalerie, qui rebroussa bientôt che-min. Sur ces entrefaites , l’avant-garde atteignitle pied des montagnes de Hohengiersdorf, etcommençait à les gagner par plusieurs sentiers ,lorsque le général Ferrari y parut avec 8 batail-lons. La position était embarrassante, toute-fois le général Neuwied réussit, par ses bonnesdispositions, à déloger les Autrichiens avec perte :pendant ce temps, le roi avait rangé son ar-mée en bataille ; lorsqu’il apprit la réussite ducombat, il alla camper sur les hauteurs de Ho-hengiersdorf, avec une partie de ses forces; lereste demeura dans la plaine, entre Schweidnitzet le pied des montagnes.
* Par ces deux marches hardies , exécutées à lavue d’une armée supérieure, Frédéric tournal’ennemi, intercepta ses communications avecGlatz , mais s’exposa lui-même à une ruine qui eûtété certaine, s’il avait eu affaire à des générauxqui l’eussent attaqué dans son camp de Reiche-nau : il faut la connaissance parfaite du caractèreet des principes de Daun, pour justifier uneentreprise semblable. Par sa nouvelle positionde Hohengiersdorf, l’armée prussienne fut dumoins en état de communiquer avec Schweidnitzet avec la base de ses opérations; elle eût été enétat de prendre cette position, dès le 3 septembre,en faisant, par la gauche, le mouvement qu’elle