CHAPITRE XXV.
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d’ennemis devant eux; que Frédéric, prenantune direction centrale, dans l’intention d’atta-quer une des deux armées, les isola de manièreà ce qu’elles ne pussent se réunir sans combattre.L’apathie de ses adversaires ne lui donna pas lapeine d’en venir à cette extrémité. Il n’exista ja-mais d’ensemble entre le général en chef de l’ar-mée des Cercles et Daun, malgré que rien ne lesempêchât de se lier le 27 octobre; et c’est à cedéfaut d’union qu’il faut attribuer la premièrecause de la bataille de Torgau. L’armée des Cer-cles ne reparut plus sur la scène durant cettecampagne.
Bataille de Torgau.
On a établi une grande controverse pour déci-der , si le roi avait eu tort ou raison d’attaquerDaun, dans la redoutable position de Torgau.Warnery, dans son Histoire des campagnes deFrédéricj l’a blâmé de l’avoir fait, prétendantqu’il pouvait forcer l’ennemi à la retraite enmenaçant Dresde , ou en interceptant ses com-munications avec cette place, et que d’ailleurscette bataille n’assurait pas de grands résultats àcause de la proximité de cette capitale. Tempel-hof relève le gant, et cherche à détruire cetteopinion; en effet, il eût été dangereux pour leïoi de venir, avec une armée inférieure , se
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