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Tome troisème.
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CHAPITRE XXV. î»9

s établir à gauche du bois, furent bientôt anéan-ties : hommes, pièces, chevaux, disparurent dansUu clin-d’oeih

La brigade Sybourg, qui avança ensuite, eutJe meme sort; le feu était si terrible, que le roi seretourna vers le général Sybourg, et lui dit :Avez-vous entendu une semblable canonnade ?pour moi je n’en ai jamais vu de pareille. 11 setrouvait à la droite, entre les deux lignes, et futainsi spectateur de la destruction de ses grena-diers , l’élite de son armée. 11 montra, dans cetinstant critique, autant de courage que de sang-*froid : lorsqu’on lui annonça la mort du princed’Anhalt, il se retourna vers son frère, qui étaitaide-de-camp de service, et lui dit : Tout va malaujourd’hui : mes amis me quittent ; on vient deni annoncer la mort de votre frère . Expressionsublime, où est peinte tonte entière Famé d’unhé ros, et qui, prononcée au milieu de l’horreurd’un tel combat, démontre la grandeur de soncaractère mieux que tous les éloges et les mémoi-res apologétiques.

Les carabiniers autrichiens, voyant le désor-dre où se trouvaient les grenadiers, les char-gèrent vivement, en sabrèrent quelques-uns,et forcèrent le reste à chercher son salut dans leLois. Les régimens d’infanterie de Douriach,Wied et Puebla, croyant la victoire certaine,