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Tome troisème.
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CHAPITRE XXVI.

plusieurs auteurs ont appelé ordre de bataille,et que d’autres ont présenté sous le nom de tac-tique.

On voit par l’exposé de ces combinaisons ,qu’un général peut avoir le talent d’en appliquerUne, sans réussir dans l’emploi des deux autres.Jusqu’à Frédéric, on n’avait guère connu que ladernière : des systèmes, des préjugés, con-tribuèrent à les laisser dans l'oubli. Frédéric ,lui-même, ne put en secouer le joug. S’il ma-noeuvra avec habileté à Ilohenfriedberg, àSoor;s’d commanda l’admiration à Rosbach, à Leu-then, à Kunersdorf; s’il déploya enfin un grandcaractère dans presque toutes les circonstancesde sa vie, on ne saurait disconvenir qu'il n’yeût au moins de l’exagération à le présenteraux yeux de ses contemporains, comme le plusprofond tacticien et le plus habile homme deguerre qui ait existé. En effet, il ne fit faire quede faibles progrès à l'art; et s’il en perfectionnala seconde partie, l'histoire de ses campagnesprouve qu’il méconnut entièrement la première.11 porta quelquefois, il est vrai, sa plus grandemasse aux points décisifs ; mais il ne sut jamaisembrasser sa ligne d’opérations, de manière àmettre toutes les chances favorables de son côté.

On se convaincra de la vérité de ces assertions,en se rappelant ce que nous avons déjà dit desavantages que possédait le roi , eu occupant