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Tome troisème.
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128 TRAITÉ DES GRANDES OPÉRATIONS MILITAIRES,gers, car alors les Russes étaient à cent lieuesde cette province»

Tempelhofa prétendu que l’intérêt du roi exi-geait d’attirer Daun en Silésie ; mais De confon-dons pas les époques : cette opération eût été fortbonne au commencement de la campagne, quandles Russes ne se trouvaient pas sur l’Oder; aprèsleur arrivée, elle eût été dangereuse. Sans doute ,il convenait à Frédéric de se lier avec l’armée deson frère pour former une masse centrale; maisil n’entra jamais dans ses convenances, que l’en-nemi manœuvrât dans le même sens; ce qui pou-vait arriver de plus heureux au roi était que Daunrestant en Saxe, lui laissât opérer cette concen-tration sans le serrer de trop près. Au reste, legénéral prussien qui prétend que le duc de Bruns-wick ne s’est pas opposé, en 1792, à la réunionde Kellermann et de Dumouriez, afin de les battreen meme temps, paraît avoir calqué son raison-nement erroné sur eélui-ci.

Tempelhof a aussi admiré les premières ma-noeuvres du roi; nous avons déjà observé qu’iln’en connaît pas le véritable but, puisqu’il lesrapporte tantôt à une marche en Silésie , tantôtau siège de Dresde. Dans le fait, il me parait queces manœuvres ne marquaient que de l’irré-solution : on n’y trouve aucun indice caracté-ristique d’un plan vastement conçu; ce qui vient