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Tome troisème.
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CHAPITRE XXVI.

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sur l’Elbe. Mais, pour obtenir ce beau résultat,^ fallait des marches rapides et combinées entreles trois corps d’armée du i'oi, afin que Daun nepût manoeuvrer pour empêcher leur jonction.Si le maréchal fut resté sur l’Elbe, l’opération setrouvait assurée ; s’il avait suivi Frédéric, ce! ui-ci,qui se dirigeait concentriquement vers ses autrestuasses, les eût réunies pour lui livrer batailleavec une telle supériorité que la victoire ne pou-vait être douteuse. Or, les suites d’une victoireremportée sur une armée en marche, éloignéede sa base d’opérations, sont incalculables; ellesauraient dans celle-ci forcé Laudon à quitter laSilésie, et les Russes seraient certainement restéssur la Wartha. Ce système présentait un autreavantage : Daun, pour suivre Ja marche rapide etconcentrique du roi, n’aurait pu séjourner, nis’établir à loisir dans des camps inattaquables;ainsi il eût été facile de le contraindre à accepterbataille ou à tout abandonner.

Le roi voulut bien ensuite faire une opérationà peu près semblable lorsqu’il se porta en Silésie;mais quelle différence , il y avait alors 60 milleRusses dans cette province! quoique exécutéedans un moment peu opportun, je dirais mêmedangereux, elle le tira cependant d’embarras;trois mois plutôt, elle aurait eu des résultatsRien plus brillans, sans exposer aux mêmes dan-