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Tome troisème.
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CHAPITRE XXVI.

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Le roi lié avec le prince Henri, eût pu répareren un instant, par sa jonction avec lui, toutes lesfautes de la campagne ; celte opération valait unevictoire,et néanmoins il n’y songea pas. Les Russesayant commencé à s’éloigner, Frédéric cliercliaà pousser Daun; cela était fort bien , il convenaitqu’ils prissent une direction divergente si pro-noncée , que tout accord dans leurs opérationsdevînt impossible : mais pour cela, il fallait ris-quer une bataille. Les circonstances étaientplus impérieuses qu'à Torgau , et beaucoupplus avantageuses; le roi avait pour lui, sur cepoint, toutes les places et la ligne de l’Oder; enSaxe, au contraire, il n’avait rien entre Dresdeet Berlin, et la première ville était entre les mainsdes Autrichiens. Les Prussiens pouvaient réunir70 bataillons et 120 escadrons, et tomber surDaun à Domanze, le 3 o août, au lieu de marchersur Schweidnitz. Jamais le roi n’eut une plus bellearmée; la victoire de Lignitz lui avait rendu toutesa force morale; en cas d’échec, on ne perdaitrien, puisqu’on pouvait se reformer sous la pro-tection de huit places fortes; un demi-succès au-rait donné de plus grands résultats qu’une victoire

batailles qui ont eu lieu, depuis que ceci a été écrit, à Abensherget à Eckiuuhl ; on y a vu la défaite successive de parties isolées parUne masse intérieure.

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