l 52 traité des grandes opérations militaires.
le rapprochement de la position respective àdifférentes époques.
Si Daun avait attaqué le roi à Reiclienau, commenous l’avons dit, il aurait eu bien pins d’avan-tages.
i° Celui de l’initiative, au moyen duquel ilpouvait mettre toutes ses troupes en action, aulieu d’attendre, comme àTorgau, que l’ennemiattaquât sa droite.
2 0 11 avait de plus, à cette époque, le corps deLaudon, qui resta en Silésie; tandis que le roiavait de moins, les corps de Hulsen et du princede Wurtemberg, qui ne le joignirent que surl'Elbe.
3° Frédéric était, à Reiclienau, dans une po-sition hasardée , où une bataille perdue l’eûtanéanti ; c’était alors qu’il fallait profiter desgrandes chances. A Torgau,en attendant surtoutl’attaque, on ne pouvait que le repousser.
4° Cette opération, exécutée vers Adelsbach,pouvait être plus facilement combinée avec unmouvement des Russes, qui, dans quelques mar-ches, eussent été à même de se lier avec l'arméevictorieuse, en poussant ou laissant même decôté le petit corps de îa mille hommes, quise trouvait devant eux.
Au lieu de combiner ainsi l'emploi actif et vi-goureux de la plus grande force possible, Daun,