CHAPITRE XXVI.
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on verra ce qu’il en serait résulté , si Laudon,
1 armée des Cercles et les Russes, avaient opérésur ce point.
L’expédition sur Berlin, que M. de Montalem-bert présenta comme un chef-d’œuvre, était unpauvre accessoire, surtout dans le moment oùles armées prenaient une direction divergente.Les accessoires, ou les diversions, sont surtoutdes sottises, lorsqu’on a affaire à un grand hommequi ne peut en être dupe, et qui sait en profiterpour décider les grandes questions. Cette expédi-tion eût été fort bonne si, comme nous l’avonsdéjà dit, on l’avait exécutée par une concentra-tion des armées sur la Sprée; on en eût fait alorsl’opération principale, et une opération dirigéesur les points importans. Au reste, la manièredont elle tourna prouve, qu’entreprise plus engrand, elle pouvait parfaitement réussir et pro-curer d’immenses résultats.
La relation que Tempelhof nous donne de labataille de Torgau, permet difficilement de jugerla conduite de Daun dans l’action; il paraît seule-ment que l’artillerie fit beaucoup plus d’effet quele bon emploi des troupes. On peut adresser, àcette occasion, au maréchal, le même reprocheque l’on a fait au roi, c’est-à-dire qu’il avait debien plus belles occasions de livrer bataille. Pouren convaincre mes lecteurs, je ferai simplement