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Tome troisème.
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2.34 TRAITÉ des grandes opérations militaires.dont ]es pertes eussent pu être remplacées enquinze jours ?

Ce fut à peu près la même direction que Daundonna à ses opérations, en 1760, lorsqu’il voulutempêcher le roi de se porter en Silésie, et certesil manoeuvra bien plus habilement que dans cettecampagne. Sa position eût produit les plus grandsrésultats si, à cette époque, il avait attaqué Fré-déric en marche, comme nous l’avons observéau chapitre XXVI de la 3 e partie. Mais ce n’estpoint en tenant des positions, en séjournant sou-vent et craignant de marcher trop près d’une ar-mée inférieure en nombre, que l’on empêcheson adversaire de rouvrir ses communications,et que l’on réussit. Si le maréchal avait porté dèsle mois d'avril, ses 125 mille hommes sur l’Elbe,en s’emparant de Torgau et de Wittemberg, etattaquant les Prussiens partout où il les auraitrencontrés sur l’une ou l’autre rive de ce fleuve;enfin, s’il avait manœuvré de manière à tenir ladroite de l'armée toujours renforcée et prolongéesur la gauche du roi, il eût été impossible à ceprince de se retirer autre part que sur Magde-bourg, ce qui eût mis ses états à la merci de sesennemis. Frédéric sentant que cette conquêtetendait à lui ôter ses moyens de recrutement,aurait à la vérité cherché à livrer une bataille dèsles prejniers mouvemens : mais qu’en serait-il