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Tome troisème.
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328 TRAITÉ DES GRANDES OPERATIONS MILITAIRES,compromises dès qu’elle saura manœuvrer : lesbatailles de Rivoli et de Stockach, sont les meil"leures preuves de cette vérité.

Lorsqu’on n’a pas de forces suffisantes pourfaire trois masses, il est dangereux de déborderdeux ailes, et peu avantageux de n’en inquiéterqu’une. Cette manœuvre ne consistant en effetqu’à porter un simple détachement sur une aileennemie, tandis que la masse principale agit surle front, c’est s’éloigner du but, et s’exposer àêtre battu. Au lieu de cela, il faut mettre l’acces-soire devant le front, et porter la masse sur celledes extrémités, qui, par ses rapports avec lescommunications de l’ennemi, présente les plusgrands résultats.

On objectera peut-être que cette manœuvren’est dans le fond qu’un débordement, mais ceserait une chicane de mots; car, si un générallaissait 100 bataillons sur le front de l’ennemi, jtandis qu’il en porterait 10 sur une aile , il n’au-rait pas pour cela gagné en masse une de ses ex-trémités. C’est cet emploi abusif de mots techni-ques , qui colore les plus lourdes bévues ; c’estainsi qu’on a prétendu qu’une armée française,en se portant des environs de Sedan à Bruxelles,déborderait le duc de Brunswick qui était à Ver-dun ; c’est pour cela que les généraux autrichiensse crurent perdus, en 1794, pour avoir été dé-bordés à dix marches; c’est enfin par ce motif