CHAPITRE XXXIV.
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l 'al, avec 3o mille hommes, se soit sauvé, à deuxéprises différentes, devant 4 mille, parce (pi unbataillon ou deux avaient paru au loin dans la di-rection d’un de ses flancs? C’est ainsi que l’abusdes systèmes et des mots techniques, ont égaré^ es hommes faibles et superficiels. On considérait^ors comme une faute de se laisser déborder. Ungénéral qui aurait conservé une position , dontUn e des ailes eût été débordée, aurait cru com-mettre une faute très-grave; et, d’après les règlesReçues, devait décamper sans avoir reconnu cedont il était menacé. Par conséquent, pour bienopérer, il fallait déborder : pour parvenir à cek'it, il était indispensable d’étendre ses mouve-mens; de là les attaques multipliées, les centresdégarnis, les mouvemens décousus, les beauxs Jstèmes que l’on a présentés comme l’agran-dissement des combinaisons ; enfin , toutes less ottises dont les annales de la guerre fourmillenta la fin du dix-huitième siècle.
Je ne puis m’empêcher de réitérer ici unemaxime que j’ai déjà indiquée : Toute armée quiv eut déborder en même temps par les deux ailes,do it avoir des forces doubles ; car, indépendam-ment des ailes agissantes, il lui faut un centrequi tienne l’ennemi en échec . Si les trois divisions116 sont que des détachemens, elles ne produi-ront pas d’eiïet sur une masse centrale supé-rieure à chacune d’elles ; et courront risque d'être