33o TRAITÉ DES GRANDES OPERATIONS MILITAIRES,considérable, qu’aucune des deux années ne pou-vait secourir l’autre dans une journée. Cepen-dant comme elles y restèrent trois mois on euttout le temps de combiner une opération. L’ar-mée impériale avait beau jeu pour mettre 5obataillons en action sur un seul de ces détache-mens; elle n’avait qu’à attaquer Hulsen par Wils-druf ou Limbaeh, et inquiéter le prince Henripar des partisans , vers Beerwalde. Elle ne sut pasprofiter de ses avantages, et se borna à paraderle long de l'Elbe, afin de protéger l’armée desCercles, qui venait de Zwickau; singulière ma-nière d’employer des troupes et de combinerleurs mouvemens.
Si, au lieu de tâtonner ainsi, Serbelloni avait,dès le mois d’avril, appelé l’armée des Cercles àFreyberg, et qu’avec des forces aussi supérieuresil eût attaqué le prince Henri, par sa droite,dans le cas ou il fût resté réuni, et par son centres’il avait formé deux corps isolés; il l’eût acca-blé, rejeté sur les ponts de l’Elbe, et coupé deses communications avec Wittemberg. Alors ileût été facile de porter 7 à 8 mille hommes deDresde sur Meissen, par la rive droite, pour en-lever les ponts et les détruire; celte division n’au-rait couru aucun risque, ayant une retraite as-surée sous le canon de Dresde. Le prince auraittoujours été contraint de faire un détachementpresque aussi fort, pour les couvrir, en sorte qu’il