CHAPITRE XXXIV. 33l
Sei ’ait resté à Serbelloni 55 mille hommes, pouren attaquer 26 à 27 mille sur leur extrême droite,e *i gagnant pendant l’action leurs communica-hons avec Wittemberg. La petite armée prus-Sl enne , battue dans une telle situation, eût étéMieantie, même en sauvant ses ponts : car forcée^ repasser l’Elbe devant un ennemi victorieux etf Wix fois plus nombreux, moitié au moins de sesbataillons eût été perdue, soit dans le combat,8 °it dans la retraite. Si les Prussiens qui avaientetl jusqu’alors deux divisions isolées, les avaientMaintenues jusqu’à ce moment, alors l’effort11 aurait pu avoir de meilleure direction que sur^Mir centre par la droite de Hulsen, afin de reje-ter celui-ci sur l’Elbe, et d’enlever ensuite le dé-tachement du prince, auquel il ne serait restéMicune communication.
Au reste Serbelloni, en laissant prendre l'ini-tiative des mouvemens aux Prussiens, ne commitfias de faute plus grave que le général Iladdick;lorsque ce dernier prit le commandement, ildisposait de 86 bataillons et 167 escadrons; lepi'ince Henri osant se maintenir dans la positionhasardée qu’il avait choisie pour empêcher laréunion des ennemis, et qui était plus que témé-raire après leur jonction, le général autrichienMit dû attaquer Hulsen par Wilsdruf ou Lim-bach, comme nous l’avons dit plus haut. Loin deil poussa la moitié de son armée contre le