Band 
Tome troisème.
Seite
335
JPEG-Download
 

CHAPITRE XXXIV. 335

v aniage que leur donnait le bois du Spittelwaldefour cacher l’effort qu’ils feraient au centre surcelle de Stutlerheim, avec la certitude d’unSll <'cès complet. Mais il est des généraux qui sontdéconcertés , en apprenant que fermerai fait uneMultitude de colonnes; leur embarras témoignecontre eux ; car ce devrait être toujours une rai-s °n de se réjouir, plutôt que de s’alarmer. Un§ e néral médiocre, en voyant faire des mouve-^ens multipliés et des menaces sur son front ous es ailes, croit être compromis; il décampe sanslettre ses masses en action : tels furent Clermont^Creveldt, Soubise et dEstrées à Wilhemsthal,Stollberg et Campitelli àEreyberg. Bonaparte nec onçut jamais d’alarmes en pareille occurence ;lorsqu’il assiégeait Mantoue, ét que Wurmsers avançait au secours de la place avec une arméedeux fois plus forte que la sienne, l’avant-garde*' e publicaine ayant été pressée surl’Adige, il pré-suma d’abord que les masses autrichiennes mar-chaient par la rive orientale du lac de Garda ;^ms on vint bientôt annoncer qu’une autre co-lonne débouchait par la rive occidentale sur^cescia. A cette nouvelle, il ne put contenir sal°m; car il jugea, avec la rapidité de l’éclair, que^ e nnemi faisait un faux mouvement, en mettante Utre ses divisions un obstacle insurmontable. Lecorps de Brescia, qui semblait si menaçant, fut