334 TRAITÉ DES GRANDES OPÉRATIONS MILITAIRES,ger leur ligne défensive vers cette aile, les géné-raux Caramelli et StoIIberg eussent fait marchef3o bataillons par le Spittelwalde sur le ravin et levillage de Kleinschirma, et leur cavalerie sur lesliauteursÀ droite, entre ce village et Wallersdorf»la brigade Stutterheim eût été écrasée, et lespetits détachemens du prince, percés dans leurcentre, sans communication, eussent eu millepeines à se sauver.
Tempelhof loue Frédéric d’avoir profité d’unpetit mouvement qui isola les deux ailes autri-chiennes à la bataille de Prague, et admire leprince Henri pour avoir, par un principe con-traire , fait quatre attaques sans unité d’actionloin du point décisif, flatterie impardonnable *qui tend à renverser tous les principes, et à nousprésenter les événemens du hasard comme le ré-sultat des combinaisons du génie. Le fait est queFrédéric en déploya autant à la bataille de Pra-gue , que le prince Henri, sou frère, en montrapeu dans celle de Freyberg.
La conduite du prince de StoIIberg et de Cara-melli fut d’autant plus blâmable, qu’ils savaientfort bien à quelles troupes ils avaient affaire ; ilsn’ignoraient pas que Hulsen campait avec la moi-tié des troupes prussiennes vers Meissen; et quele prince n’avait que 27 bataillons très-faibles. Envoyant déboucher celte petite armée sur qualitécolonnes morcelées, ils auraient dû profiter de l’a-