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Tome troisème.
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CHAPITRE XXXV.

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même cause que les généraux français avaientperdu la Belgique en 1793, l’Allemagne en 1796»l’Italie et la Souabe en 1799.

Je n’ai pas besoin d’observer à mes lecteursque je n’ai traité ici que les principes relatifs àl’emploi des troupes, ou la partie purement mili-taire ; d’autres combinaisons non moins impor-tantes sont indispensables pour bien conduireune grande guerre, mais elles appartiennent à lascience de gouverner les empires , plutôt qu’àcelle de commander des armées.

Pour réussir dans de grandes entreprises ilimporte non-seulement de calculerl’état respectifdes armées, mais encore celui des moyens de se-conde ligne, qui doivent servir de réservent rem-placer les pertes de toute espèce, en personnel eten matériel. 11 faut aussi savoir juger l’état inté-rieur des nations d’après ce qu’elles auraient déjàeu à soutenir antérieurement, et d’après la situa-tion relative de leurs voisins. Il n’est pas moinsnécessaire de mettre dans la balance les passionsdes peuples contre lesquels on a à combattre,leurs institutions et l’attachement qu’ils ont pourelles. 11 faut calculer aussi la situation des pro-vinces , l’éloignement de la puissance qu’on veutattaquer, car les désavantages de l’agresseur semultiplient à mesure qu’il augmente la profon-deur de sa ligne d’opérations. Enfin il faut jugerla nature du pays dans lequel on va porter la