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Ancien intendant-général de l’armée d’Orient,à laquelle je me ferai toujours honneur d’avoirappartenu, je dois, dans cette circonstance, ré-pondre àM. de Bourrienne, relever l’erreur danslaquelle il est lui-même tombé, et faire con-naître au public la vérité, tâche qu’il m’est fa-cile de remplir, et lui prouver qu’une évacua-tion de blessés et de pestiférés se fît par mer surDamiette; qu’elle eut lieu au moyen des barquesque nous trouvâmes dans le port de Jaffa, desvivres que nous prîmes dans les magasins de laplace, et des officiers de santé que les ambulanceset les corps de l’armée nous envoyèrent.
Je vais donc, monsieur le rédacteur, donnerconnaissance à vos lecteurs dés faits dans 'leurplus grande exactitude.
Lors du retour de l’armée à Jaffa, après quele siège d’Acre eut été levé, le général en chefBonaparte, voulant entièrement faire évacuerpar terre et par mer tous les malades sur l’Égypte,m’ordonna de me rendre dans la place, afin d’yprendre toutes les dispositions nécessaires pourfaire partir tous les blessés et pestiférés, soit parmer, sur Damiette, soit par terre, sur Elarich,mission qui n’était pas sans quelques dangers àcourir. Le général Berthier, chef de l’état-major