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de l’armée, m’adjoignit, pour me seconder danscette opération, l’adj udan t-co m mari d an t Le tu rc,tué depuis à la bataille d’Aboukir.
L’évacuation par mer, sur Damiette, se fit parl’embarquement des blessés et des pestiférés, sursept bâtimens qui se trouvaient dans le port deJaffa, mis à ma disposition par l’amiral Gan-theaume, et commandés par des officiers de ma-rine. Ces bâtimens étaient le Chebec , la Fortune,la Chaloupe , l’Hélène et lesDjerm.es n oï i, 3,4,5 et 6.
Les bâtimens furent approvisionnés par lesmagasins de la place qui étaient tellement pour-vus , que le général Bonaparte ordonna, le7 prairial, qu’il serait distribué pour dix joursde vivres à toute l’armée, ordre qui fut exé-cuté , quoiqu’il n’y eût que deux jours de marchede Jaffa à Gaza, où les magasins étaient éga-lement approvisionnés. La ration était com-posée de huit onces de biscuit , six onces de riz,un quart de livre de viande et deux onces d’huile.Malgré cette distribution, les magasins étaientencore remplis, et le général en chef, ne vou-lant pas les laisser tomber entre les mains del’ennemi, me donna l’ordre, le 9 prairial, de lesfaire brûler ou détruire, ce qui fut exécuté par