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Tome deuxième.
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Francej'mais Bonaparte congédia tout ce cerclepour se trouver seul avec M. Collot, tant il avaità cœur de reconquérir son amitié. Bourrienne ,qui nous raconte tout cela d’après M. Collot ,convient lui-même qu’on doit être surpris queBonaparte ait traité tout ce monde avec aussipeu de ménagement; mais, ajoute-t-il, «c’estque sous un gouvernement pourri , personnen’avait de consistance réelle; que personne nepouvait lui être d’un véritable secours, et quepar conséquent il ne devait accepter de servicesd’aucun parti pour n’être pas bientôt importu-né de ses exigences. En s’appuyant sur l’und’eux, il aurait craint de se produire aux yeuxde la France comme un chef de factieux, tandisqu’il aspirait alors bien sincèrement à être re-gardé comme le restaurateur paisible de l’étatqui croulait sons le poids de l’opprobre. »

J’en demande pardon à M. de Bourrienne ,mais je suis étonné, à mon tour, que lui, quiest doué d’une si haute capacité, et qui connais-sait si bien le général, lui prête ici un tel senli-timent. Sans doute, le gouvernement était dansun état de dissolution, et Bonaparte avait le dé-sir sincère d’être le restaurateur de l’état; maiscomme la France était divisée en différons partis,