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Tome deuxième.
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qu’il ne cherchât pas quel était celui qu’il devaitpréférer comme le plus analogue aux bonnes in-tentions qu’on veut bien lui accorder ici ; qu’ilcrût n’avoir besoin de personne pour le secon-der, qu’il se flattât, en un mot, d’accomplir à luiseul, et sans aucun secours, une si grande en-treprise, n’est-ce pas lui supposer autant d’inep-tie que de vanité? Aussi, verrons-nous M. deBourrienne démentir lui-même par une foulede faits ce qu’il dit ici.

Mais revenons à M. Collot. Le voilà donc recon-cilié avec le général ; aussi venait-il tous les jourschez lui. Il connaissait toutes les menées etcontre-menées; il assistait à tous les grands con-ciliabules ; il possédait la confiance de Bona-parte; enfin,ditBourrienne, que nous copions ici,M. Coliot est peut-être, après moi, l’homme quiconnut le mieux le général Bonaparte. D’aprèscela, il n’y a plus à hésiter, i! est ciair qu’on doitajouter une foi entière à ce que ces messieurs nousdiront du 18 brumaire. Néanmoins, un doutepourrait peut-être s’élever dans un esprit bienfait. C’est que Bourrienne, auteur des deux rela-tions que l’on trouve dans ses Mémoires, peut àbon droit être soupçonné de les avoir écritessous l’inspiration de la haine. On sait combien