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Tome deuxième.
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Montgaillard ; Montgaillard s’occupe incessam-ment de lui ; tous les deux ont leurs motifs pourne pas s’oublier l’un l’autre; mais M. de JBour-rienne n’a rien à démêler avec Mulhen. Com-ment se méprend-il au point de ne jamais parlerde Fauche que pour lui emprunter quelque er-reur.

« Quel homme que ce Pichegru! » s’écriaitRéal en sortant de l’interroger. Quel hommeque ce M. de Bourrienne! Comme les discoursqu’il prête aux personnages qu’il met en scènesont vraisemblables; car, sans doute M. Réalpensait tout haut, comme c’est l’usage dans lesmélodrames. Peut-être aussi que ne rencontrantque des guichetiers, des porte-clefs dans cestristes lieux, il avait pris l’habitude de leurrendre compte de ses sensations.

«Pichegru avaitsubi dix interrogatoires! » Dixinterrogatoires! C’est beaucoup; je vérifie, j’entrou ve quatre, et en vérité c’est déjà quelque chose.L’un eut lieu en présence de nombreux témoins ;c’est une précaution qui fut prise parce qu’on sedoutait bien que Pichegru refuserait de signer.Ce fut à l’issue de cet interrogatoire queM. Réal,apercevant un volume d’une vieille traductionde Xénophon sur la table du général, lui de-