Band 
Tome deuxième.
Seite
96
JPEG-Download
 

~*mz

— 96 —

Moreau libre; Moreau, fidèle au drapeau souslequel il avait vaincu, avait sans doute une puis-sance d’opinion qui n’était pas à dédaigner. Maisaffilié d’une bande de choans , allié, compa-gnon de Georges, traduit comme lui devant letribunal pour menées royalistes, le vainqueurde Hohenlinden n’était plus qu’un déplorabletransfuge, hors d’état d’exciter le moindre mou-vement.

« Je viens de la Conciergerie (c’est M.Réal qui« parle); j’ai vu Georges; c’est un homme ex-« traordinaire. Je lui ai dit que j’étais disposé à« lui offrir sa grâce, s’il voulait promettre de ne« plus conspirer et accepter du service. »

M. Réal disposé à faire grâce de la vie!M. Réal offrent du service ! Comme tout cela estvraisemblable! comme ce conseiller d’état de-vait être prodigue de choses qui ne dépendaientpas de lui, et que Napoléon seul pouvait don-ner! Ces folies, au reste, sont encore emprun-tées de Fauche. A la vérité, le héros n’est pas lemême. Dans l’un de ces écrivains, c’est M. deRivière qui repousse épaulettes et ambassade;dans l’autre, c’est Cadoudal qui préfère la mortaux honneurs; mais le fonds est le même, iln’y a de variante que dans le nom du personnage.