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vote eût été le plus fort de tous, l’animadver-sion du premier consul se serait tournée contreceux qui en auraient émis un plus doux etplus modéré. Disons donc qu’il est très-probableque Bonaparte n’est pas le seul coupable danscette condamnation.
Quanta moi, qui me fais une sorte de scrupulede juger avec équité, mais non au-delà de l’é-quité, cethomme colossal, j’ai acquissur les lieuxla certitude qu’il avait été égaré par des rapportsmensongers, suggérés par l’intérêt de ces êtresvils qui, pareils à des reptiles vénirneux, naissentde la corruption des grandes civilisations; rap-ports dont la sagacité de son génie aura d’abordvu le côté favorable à son ambition démesurée ,et que malheureusement il aura fait tourner àses vues. Le crime, ainsi ou autrement expli-qué, est toujours horrible, mais il est moinsodieux; en le considérant sous cet aspect, onse pardonne et l’on se console plus facilementd’avoir admiré un ambitieux égaré qu’un calcu-lateur sanguinaire. Au reste, quelques circons-tances atténuantes qu’on invoque en sa faveur,de quelques couleurs qu’on adoucisse la noirceurde son attentat, il en restera au moins sur samémoire la tache ineffaçable île la violation du