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territoire étranger, et la condamnation à mortsans jugement d’un prince innocent, ou , ce quiest plus atroce encore , sa condamnation parsuite d’un jugement dicté etcommandé d’avance,et dont il a fallu faire, en le corrigeant, une se-conde version. *
J’en étais à cet endroit de ma lettre, lorsquel’interrompant pour continuer la lecture de votresixième volume, je suis arrivé à l'audience quevous donna l’empereur le i/j juin 1804. J’ai étéfrappé de ce qu’il vous dit et de ce que vous luiréponditesau sujet du ducd’Enghien, qu’ildési-gnaitsans le nommer. « Encore si c’était la seule« grande faute qu’ils m’eussent fait, commettre!« — Sire, comme vous avez été trompé!.... »Vous convenez donc qu’il a été trompé dans cettesinistre condamnation, et que, contrairement àvos premières assertions, il y a eu menées per-fides, zèle criminel, intrigues d’alors. En ne dé-signant pas, si vous les connaissez, ceux qui ontcomposé le conseil du 1 o mars, et qui lui ont faitcommettre cett e grande faute, vous laissez quel-que doute sur l’entière sincérité de cette partieimportante de vos Mémoires : en qualité d’his-torien, en qualité d’ancien serviteur et ami deNapoléon , vous êtes tenu de confirmer ou d’in-