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Tome deuxième.
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il était aimé jusqu’à l’adoration? Si elle avaitreçu l’avis salutaire dont parlent les Mémoires,n’aurait-elle pas forcé le prince à s’enfuir? Nel’aurait-elle pas environné de sauve-garde? Au-rait-elle trouvé assez de moyens de se rassurer?N’aurait-eîle pas redoublé de vigilance à l’appa-rition de Chariot et Pfersdorff? Nam qui fallerepossitamanlem? Comment tromper une amanteaussi passionnée? Lorsqu’elle apprit la terriblecatastrophe, elle devint momentanément folle.J’ai particulièrement connu une dame qui avaitvoué au duc d’Enghien un culte allant presquejusqu’à la superstition. Elle avait fait une cha-pelle très-bien ornée dans lequelle elle avaitplacé, comme relique, une botte de l’infortunéevictime qu’elle était parvenue à se procurer. Cettedame, à dix reprises différentes, m’a parlé desa visite en entrant dans les moindres détails.Jamais la princesse dans son délire, jamais lors-qu’elle eut recouvré sa raison, ne se reprocha sacruelle négligence, et ne s’accusa d’être cou-pable de la mort du prince pour avoir négligél’avis qu’on prétend lui avoir été donné.

Une des causes de la mort du duc d’Enghienfut indubitablement la déposition de GeorgesCadoudal qui, dans son interrogatoire dont je