frère de sa femme et son ami ; il n’était pas fâchéd’obliger l’un et l’autre, et ne tarda pas à faireà Joseph des ouvertures qui n’eurent pas de suc-cès; aujourd’hui, Bernadotte est sur le trône; Na-poléon est dans la tombe, et Joseph dans l’exil; iln’est pas difficile d’expliquer à M. de Bourrienne,cette disposition d’esprit, qui le porte à cet en-traînement d’amitié pour un roi, d’ingratitudepour un mort, et d’irritation pour un proscrit.
Page 18. — Il prit fantaisie à la bande joyeuse de ins-crire un bulletin de ses plaisirs et de ses contrariétés pen-dant le voyage.
Petite vanité, qui ne lui permet pas de voirque le secrétaire du premier consul n’était qu’unbureau d’adresse: voyez le P. S.; s’il était si in-time de la mère, de la femme, de la famille duconsul, comment ne se demande-t-il pas à lui-même, s’il n’y a pas quelque ingratitude à traitersi mal des gens qui l’ont traité si bien ?
Quelle leçon pour les nobles hôtes qui lui don-nent aujourd’hui l’hospitalité en Belgique?
Page 21. —Quel homme ! quel homme! que ce Lucien,s’écriait-elle (Joséphine) dans son désespoir. Si vous sa-viez , mon ami, les honteuses propositions qu’il a osé mefaire !
N’est-ce pas là une singulière naïveté, qui