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un homme moins capable d’un crime affreux queNapoléon; et cependant, c’est lui que l’ami deBrienne ose accuser. Le matin de la mort de Pi-chegru, je me trouvais dans le cabinet du consul,aux Tuileries, absorbé dans la recherche de quel-ques papiers, et presque caché par les cartons dontj’étais entouré, au fond de cette pièce; le consulétait à la fenêtre qui donne sur le jardin, lors-qu’on annonça le général Savary; il se retournepour le recevoir, je prêtai l’oreille, et sans êtrevu par Savary, qui me tournait le dos, se trou-vant en face du consul, dans l’embrasure de lafenêtre; j’entendis mot pour mot le rapport dusuicide de Pichegru, tel qu’il futpublié; je lisaissur le visage do consul, les impressions qu’il re-cevait j’étais loin de me douter alors; qu’il yaurait des hommes assez infâmes pour l’ac-cuser d’un meurtre exécrable et inutile ; carenfin l’entrevue de Pichegru et de Moreau étaitindubitable, ils ne pouvaient la nier ni l’unni l’autre : Savary sortit probablement sans m’a-voir aperçu, et le consul vint à moi, pour m’ap-prendre ce que je venais d’entendre aussi bienque lui.
Page 4o. — J’appris alors que Louis Bouaparte, quiétait un liomme excellent et, sans aucune comparaison,